À propos

La Manif pour tous

Quatre mots qui, depuis 2012, ont fait couler beaucoup d’encre, ont déclenché bien des passions et continuent encore de nos jours à le faire…

Quatre mots toujours d’actualité par le combat qu’ils portent depuis l’inscription dans la constitution de la loi n° 2013-404 du 17 mai 2013 qui ouvre le mariage aux couples homosexuels. Car cette loi n’est qu’un commencement non un aboutissement.

En 2012, La Manif pour tous a réclamé un débat sur le projet de loi Taubira. Elle s’y est opposée en alertant l’opinion sur la dénaturation de la filiation biologique, que portait en son sein celui-ci devenu loi depuis.

La suite est connue : arrestations et mises en garde à vue de nombreux opposants innocents et non violents ; rejet d’une pétition de plus de 700 000 signatures ; mensonges officiels sur les chiffres de manifestations monstres ; campagnes médiatiques relevant d’avantage d’un terrorisme idéologique que d’une réelle envie de débattre des sujets de fond…

Car La Manif pour tous soulève, non sans courage, des débats fondamentaux, universels et complexes, difficiles à expliquer à des concitoyens déroutés de manière systématique dans les amalgames idéologiques et dans un brouhaha médiatique aussi simpliste que fallacieux. La Manif pour tous ne serait ainsi qu’un ramassis de catholiques « intégristes », le reliquat d’un électorat « d’extrême droite », le punching-ball commode à tous les points Godwin dans les discussions de comptoir…

La haine et la volonté de museler qui enserrent les militants et les sympathisants de La Manif pour tous ne sont pas à l’honneur d’un pays qui, pourtant, met si souvent en avant son modèle démocratique et de « défenseur » des Droits de l’Homme. Car, au fond, de quel « Homme » est-il question lorsque nous parlons de ses droits et de leur défense ?

La Manif pour tous n’a jamais condamné les homosexuels ni l’homosexualité en tant que tels. Elle a, en revanche, défendu – et continuera de le faire – une anthropologie reposant sur la complémentarité naturelle et équilibrée entre l’homme et la femme. Cette complémentarité n’est nullement une remise en cause de l’amour homosexuel. Elle affirme cependant l’épanouissement humain (et le droit à celui-ci) au sein d’une filiation biologique naturelle.

La Manif pour tous n’est donc pas « homophobe », et son combat reste fondamentalement celui de la Vie contre la dénaturation de l’humain. La Manif pour tous lutte contre les tentatives de procréation artificielles : non celles destinées à réparer les accidents de la vie (l’infertilité), mais celles voulant aboutir à une loi générale dénaturant et augmentant l’humanité.

La Manif pour tous se bat sur le front de cette rupture anthropologique annoncée par la révolution transhumaniste qui vient, et que la loi Taubira a déverrouillée. Voilà pourquoi la lutte amorcée en 2012, et perdue en 2013, est loin d’être terminée. Aujourd’hui, elle se poursuit plus que jamais sur les questions bioéthiques de la Procréation Médicalement Assistée (PMA) et de la Gestation Pour Autrui (GPA).

Les arguments en vogue dans les milieux de gauche et LGBT selon lesquels La Manif pour tous serait l’émanation de « l’extrême droite » – diabolisation implicite permettant de rapprocher commodément le mouvement de certaines époques historiques – ne résistent pas à l’analyse, car La Manif pour tous naît justement de cette opposition fondamentale contre l’entreprise prométhéenne et eugénique portée par le transhumanisme.

En défendant la filiation biologique ; en réconciliant la nature avec la culture non en les opposant ; en osant la défense du plus faible (l’enfant) dont elle met en avant les droits fondamentaux et non le droit à pouvoir en disposer, La Manif pour tous ne peut mieux proclamer son combat pour la Vie par opposition à celles et ceux qui revendiquent – au nom de la « liberté » et de « l’égalité » – la transformation eugénique de l’Humanité.

La lutte ne fait que commencer…

ONLRJ